<![CDATA[Collectif pour L'Action et la Solidarité Sociale de Mssaâdane-Village IHLALENE-Cne Ifigha (CASS).Blog de Kaibi Mohand Larbi]]> http://kaibi.dzblog.com Ce blog est le votre avant qu'il soit le mien.Il est destiné en premier lieu à transcrire toutes les actions entreprises et qui doivent l'être à l'avenir pour notre quartier Mssaâdane.Il s'agit entre autres d'agir et non pas de réagir. fr Tue, 05 Feb 2008 13:34:45 GMT Tue, 05 Feb 2008 13:34:45 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[auprés de la fontaine, le village a soif.]]> http://kaibi.dzblog.com/article-214621.html
  • Msaâdane (Ifigha)
    Auprès de la fontaine, le village a soif
Les bras étirés vers le bas, ses épaules tentent impuissamment de jouer les contre- poids d’une quarantaine de litres d’eau qu’elle porte dans deux jerricans tenus, non sans forces, par ses deux mains. Le poids de l’eau la contraint à resserrer ses mains sur les anses des bidons de 20 litres chacun et à marcher chancelante. 
Sur le chemin qui mène de sa maison vers la fontaine du village, la jeune femme au visage ridé par le poids des jours qui se suivent et se ressemblent, elle profite de quelques minutes de palabres avec ses connaissances du village pour poser les jerricans par terre et redresser son torse. Un petit moment de répit avant d’arriver à la maison remplir les réservoirs et refaire le même itinéraire : puiser de l’eau de la fontaine en attendant que la municipalité ne daigne s’occuper de leur calvaire.
A Msaâdane, les mieux lotis sont ceux qui possèdent encore une bête de somme. Un moyen confortable pour transporter des dizaines de litres d’eau sur des distances sinueuses. Un supplice au quotidien que vivent hommes, femmes et enfants de ce quartier dont le seul torts est d’avoir fait le choix de se détacher de l’exiguïté du village d’en haut : Ihellalene. Mais faudra-t-il encore rester étriqué à Ihellalene, ou encore à Ait Issad, le grand village aux abords de la Route nationale, pour pouvoir « s’abreuver » de l’eau de robinet ?
Rien n’est garanti quand cette denrée précieuse coule péniblement dans les tuyaux desservants quelques maisons. Pourtant, les réservoirs d’eau sont là, ils sont érigés sur des collines surplombant tous les villages qu’ils alimentent.
En hiver 2008, il n’est pas aisé de concevoir ni même d’imaginer qu’il reste encore des citoyens n’ayant pas accès à l’eau potable en Kabylie. Des milliards de dinars ont été déboursés dans le méga-barrage de Taksebt et dans les projets de transfert. D’ailleurs, c’est vers cette zone, comprise dans le premier schéma des transferts de l’eau du barrage, que se situe Ifigha, dans la daïra d’Azazga.
Ayant conscience du retard mis dans le lancement de la tranche qui devait les alimenter en eau de Taksebt, les citoyens d’Ifigha, ceux de Msaâdane et d’Ihellalene en particulier, ont appris à se contenter de ce qu’ils possèdent comme infrastructures et ressources en eau. Deux châteaux d’eau, dont l’un alimente le chef-lieu communal et les hameaux environnants et l’autre qui se déverse en gravitaire vers les foyers d’Ait Issâd et d’Ihellalene. Sauf que, en contre- bas de ce dernier, Msaâdane est royalement dépourvu.
Le problème que vivent les villageois ne date pas d’aujourd’hui. Si par le passé, le manque d’eau ne se fait sentir qu’en été, notamment pour ceux ayant des branchements datant des années 80, les autres, ceux qui ont construit depuis dans la perspective de l’extension de la zone habitable entre 1965/1970, au quartier dit Tamazirt (Msaâdane), l’eau ne parvient pas chez eux même en hiver. La bataille administrative, a débuté en 1998. Il est vrai qu’à cette époque, les démarches en vue d’être doté d’un réseau AEP ont été reléguées en second plan derrière le besoin urgent de se voir raccorder en réseau électrique et l’ouverture d’une piste carrossable. Mais les villageois commençaient à ressentir sérieusement la soif depuis 2003, date à laquelle ils entreprirent des démarches administratives auprès des autorités locales. En vain.    
"Des quartiers entiers ne voient pas l'eau couler dans leurs robinets pendant au moins trois mois si ce n'est plus, tels les quartiers d'Ilekti, Tahriqt et Taêwint…" lancent comme un cri au secours les citoyens d'Ihellalene, principalement ceux du quartier Msaâdane.
 
8 milliards pour boire de l’eau de Taksebt
Mohand-Larbi Kaïbi, président du Comité pour l’action et la solidarité de ce quartier avoue qu’une enveloppe budgétaire avait été débloquée par les pouvoirs publics en 2003 en vue de réaliser le réseau AEP en question. Rien n’a été fait.
« C’est le projet (AEP) qui nous préoccupe en ce moment plus que tous les autres. Une enveloppe budgétaire a été débloquée en 2003 pour sa réalisation. Mais au lieu de procéder à sa réalisation selon les normes techniques reconnues, la municipalité a voulu user d’un détour pour que l’alimentation de notre quartier ne se fasse pas à partir du réservoir du village de l’administrateur communal de l’époque », explique-t-il. 
D’après notre interlocuteur qui nous a convié à suivre le tracé établi par le service technique « sous les ordres de l’ex-administrateur communal », le schéma retenu et contre lequel le comité qu’il dirige maintient son opposition, ne permettra jamais à l’eau de parvenir aux maisons censées en bénéficier. 
Ce tracé est, en effet, fait d’une pente allant du lieu du piquage de l’eau, localisé au centre du village Ihellalene dont dépend le quartier Msaâdane, avant d’amorcer une remontée que seule l’érection d’une mini- station de refoulement est à même de pouvoir remonter cette eau. Sauf que cela nécessitera plus d’argent que prévu étant donné que l’autorisation du programme (AP) initiale n’a prévu aucune pompe. Encore faudra-t-il que les résidants d’Ihellalene ne soient d’abord bien alimentés en eau potable via ce même réseau sujet à extension, pour que ceux censés en bénéficier reçoivent leur quota.
C’est cette crainte justement qui a fait réagir les villageois de Msaâdane, en exprimant leur opposition « à tout piquage » hors d’Ighil Tizi, un village surplombant Ihellalene et Msaâdane où est implanté le second château d’eau d’Ifigha, via des correspondances adressées à l’administrateur de leur commune, au chef de daïra d’Azazga et au wali de Tizi-Ouzou, depuis le mois de mai 2003. Résultat : aucun retour d’échos.
Pour parvenir à satisfaire leur doléance, la municipalité a mis en avant le besoin d’une rallonge financière de 130 000 DA, à en croire Mohand-Larbi Kaïbi même s’il ne croit pas à cet argument étant donné, explique t-il, la distance qui sépare leur quartier du lieu de piquage via le réseau d’Ighil Tizi est bien plus inférieure à celle choisi par la municipalité. Chose que nous avons vérifié de nous-mêmes d’ailleurs. En plus, ça nous a permis de constater, sans la moindre prétention de nous substituer au travail des agents du service technique de la mairie, que l’eau parviendra à sa destination sans peine car l’ensemble du tracé est en forme de pente.     Lors de notre passage dans ce village que nous avons effectué au chef lieu d’Ifigha où nous étions étonnés de constater qu’aucun quotidien d’information ne parvient à cette commune distante de seulement 20 km du chef-lieu de la daïra d’Azazga, une rencontre a lieu entre le nouveau maire et les représentants du quartier Msaâdane. Une pure coïncidence qui nous a privé, néanmoins, d’assister aux pourparlers. Le maire qui nous a signifié gentiment l’impossibilité de nous y associer, a évoqué sa méconnaissance du sujet de requête des villageois et que cela nécessitera d’abord, selon lui, des prises de contacts. A leur sortie du bureau du maire, les villageois avaient l’air satisfait. Ils disent croire en la bonne volonté de l’édile communal de satisfaire bon nombre de leurs préoccupations, même s’ils restent prudents quant à leur concrétisation sur le terrain. Des promesses aux vieilles doléances dont quelques-unes ont l’âge du président du comité du quartier, révèle celui-ci.
Mais le plus grand secret de la satisfaction de ces villageois réside dans l’annonce qui leur a été faite par le nouveau maire à propos du projet de 8 milliards de centimes rien que pour le chapitre de l’AEP. Il s’agit de la réalisation du projet du transfert des eaux de Taksebt, inclus initialement dans le couloir du transfert Taksebt-Fréha-Azazga et qui sera prolongé, tel que prévu dans le programme, jusqu’à la commune d’Ifigha. Un chantier qui comprend également les travaux de rénovation et de l’extension du réseau de l’eau potable pour toute la localité. Néanmoins, si l’étude topographique dudit projet a été achevée l’année dernière, les villageois d’Ifigha ne puiseront de cette eau que vers la fin de l’année en cours. En attendant, ils semblent prendre leur mal de soif en patience.
 
M.A.Temmar
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kaibily@yahoo.fr
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Tue, 05 Feb 2008 13:34:45 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-214621.html
les citoyens de Mssaâdane crient soif ( la dépêche du 08/10/2005) http://kaibi.dzblog.com/article-214617.html
  • Aït Issad / Ifigha
    Les citoyens de Msaâdane crient soif
Le village de Msaâdane, dans la commune d’Ifigha, daïra d’Azazga, devra-t-il attendre une autre décennie, pour voir le projet d’adduction en eau potable enfin réalisé ?
C’est, en tout cas, ce qui ressort de la doléance adressée aux plus hautes autorités du pays, entre autres, au président de la République, l’exhortant à “user de ses prérogatives pour rendre ce projet réalisable”. La genèse de ce projet AEP est, on ne peut plus rocambolesque, vue la gymnastique qu’ont dû utilises les citoyens de Msaâdane, pour enfin constater que la réalisation de cette AEP est ajournée “sine die”, pis, elle est carrément délocalisée après avoir bénéficiée d’une enveloppe budgétaire.
“En 2003, l’enveloppe budgétaire portant réalisation de ce réseau était fin prête. Nous nous sommes dis, que cette fois-ci, nous aurions notre robinet. Notre bonheur a été de,   courte durée malheureusement, après avoir  eu l’information concernant le plan technique du réseau”, regrette amèrement le comité pour l’action et la solidarité sociale du village.
Le désaccord porte principalement sur le point de piquage, un débat public fut lancé à ce sujet et a abouti à la désapprobation unanime des villageois. Ils expliquent qu’une “opposition à tout piquage hors d’Ighil Tizi pour ce qui est de l’extension du réseau AEP au quartier de Msaâdane” est irréversible. Néanmoins, une solution alternative a été soumise, après que le comité pour l’action et la solidarité sociale du village, ait rencontré le chef de daïra, précise M. Kaïbi Mohand, membre du dit comité. Cette solution, explique-t-il, consiste à réétudier le plan technique. Mais là, un inconvénient a ressurgi, concernant la nécessité d’une rallonge budgétaire, vue que l’enveloppe octroyée ne peut suffire au plan suggéré par les villageois.
Deux ans ont passé, sans qu’aucune réponse à l’opposition n’est été donné par les autorités aux concernés, dira M. Kaïbi.
Et depuis lors, les femmes de Msaâdane continuent de braver la chaleur de l’été, le froid, ainsi que les pluies d’hiver pour se ressourcer en eau potable à l’unique source du village. Pis, elles doivent aussi peiner sous la  charge des jerricans, portés sur leur tête, pour faire parvenir ce liquide précieux à leurs demeures.
Par ailleurs, le comité pour l’action et la solidarité sociale de Msaâdane, s’appuient sur l’intervention du chef de l’Etat pour la réalisation d’autres commodités, nécessaires à l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Il s’agit, entre autre, de l’éclairage public et le bitumage de la piste, menant aux habitations. Ce dernier est considéré comme second projet majeur, pour désenclaver le village. Cela permettra, selon le comité, d’éviter au citoyen de marcher sur un kilomètre pour joindre leurs domiciles, de garer leurs véhicules chez eux, évitant ainsi le risque de vol  mais surtout pour évacuer les malades et les blessés à l’hôpital, alors que le village est connu pour ses nombres très importants d’accidents agricoles et domestiques. A ce propos, M. Kaïbi nous relate la triste histoire d’un maçon, père de famille qui n’a pu être sauvé après sa chute d’un balcon. Son évacuation très lente, via la piste, vers l’hôpital d’Azazga n’a pas été salutaire pour la survie de cet homme.
M. A. T.
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Sat, 08 Dec 2007 13:20:00 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-214617.html
Sans réseau AEP au 21ème siècle http://kaibi.dzblog.com/article-189883.html Ihlalène, le 20 Août 2007.
 
 
Le Comité de village
       « Ihlalène »
 
    A
L'attention de Monsieur le
Ministre des ressources en Eau
 
 
Objet : Msaâdane (Vge Ait Issaâd), Un quartier dans la Commune d’Ifigha sans réseau AEP au 21ème Siècle.
 
 
Monsieur Le Ministre,
 
            Croyant à votre volonté de trouver des solutions efficaces et durables dans un secteur comme le votre, nous avons l’honneur de solliciter votre haute et bienveillance à répondre à nos doléances exprimées dans cette modeste lettre que nous avions voulu vous adresser par Internet durant l’émission « mountada » de la télévision Algérienne du mois de janvier 2007.
 
            Mais avant toute chose, nous tenons à vous faire une description exhaustive du quartier de Msaâdane. Ce dernier fait partie du village d’Ihlalène sis au village d’Ait Issaâd dans la commune d’Ifigha, et ce, à 15kms d’Azazga. Il a été habité quelques années seulement après l’indépendance (1965).
 
Malgré la nette évolution du quartier sur le plan démographique, il y’a lieu d’insister sur le fait que le quartier est resté tel quel pendant une quarantaine d’années (1965-2000). Une période où rien presque n’a été réalisé ni par les autorités de l’état ni par les comités de village qui se sont succédés à tour de rôle. Cacher une vérité pareille ressemble à celui qui tentera de « cacher le soleil par un tamis » (am win i ţ effer en ittij s ugherbal ». Nous exprimons ça tout en espérant ne pas avoir à payer d’amende comme c’était de coutume dans nos sociétés archaïques à chaque fois qu’on ose dire le contraire de ce que pense les autres.
 
Le quartier a connu une nette évolution grâce à quelques acquis, non des moindres, tels que :-Le réseau d’assainissement en 2001/2002- L'extension du réseau électrique en 2003 - Les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales en 2004 - Le sablage de la piste menant aux habitations en 2006 et enfin l'éclairage public récemment (2007). Si le réseau d'assainissement a été réalisé grâce aux efforts conjoints du comité de village de l'époque et de l'exécutif communal à majorité RCD. Ce n'est malheureusement pas le cas pour tous les autres.
 
Revenant maintenant au réseau AEP au sein de notre quartier. Un projet qui nous préoccupe en ce moment plus que tous les autres. Il faut que l’opinion publique sache qu’une enveloppe budgétaire a été débloquée en 2003 pour sa réalisation. Une assemblée générale a été même organisée au sein du quartier durant le mois de Mai 2003 dont l’ordre du jour était : la position à prendre vis-à-vis de la façon dont le projet va être réalisé. Après un débat libre avec les citoyens du quartier, ces derniers ont insisté sur la nécessité de rédiger une lettre ayant pour objet : opposition à tout piquage hors d’Ighil Tizi. Nous ouvrons ici une parenthèse pour dire à nos concitoyens d’Ighil Tizi que nous nous voulons qu’un château d’eau à partir duquel l’eau nous sera acheminé. Nous ne voulons en aucune manière vous piquer ce qui vous revient de droit mais nous exigeons simplement le droit d’avoir des droits comme tout le monde. Une position qui a été mise en avant lors d’une réunion de travail à laquelle le chef de Daïra d’Azazga a convié les comités de villages de la commune d’Ifigha en mai 2003, et ce, en présence de l’administrateur de la commune d’Ifigha qui n’est autre que l'actuel président d’APC.
 
Un bref rappel historique concernant l’exégèse de ce projet rafraîchira les mémoires qui ont tendance à oublier. La première étude technique a été réalisée durant le mandat de Mr Ouadi Belkacem ex-président d’APC. Cette étude a d’ailleurs fixée le point de piquage au lieu dit « Arrêt d’Ighil Tizi » à côté de la CW251 qui mène vers la Daïra de Bouzeguène. En 2003, au moment où l’enveloppe budgétaire a été débloquée pour la réalisation du dit projet, l’actuel président d’APC d’Ifigha -administrateur en 2003- a fait savoir que l’étude technique initiale est inadéquate parce que le point de piquage qui a été fixé ne répond pas aux normes techniques. C'est-à-dire que le piquage devra se faire sur un tuyau d’un diamètre plus élargi que celui qui existe au point indiqué précédemment.
 
Deux solutions sont, dés lors, envisagées par l’administrateur de la commune  lui-même et qui sont les suivantes :
1.      Prévoir une nouvelle conduite qui acheminera l’eau à partir du château d’eau (Ighil Tizi) du moment que le piquage ne peut pas se faire techniquement. Une telle solution ne peut être adoptée vue que l’enveloppe budgétaire débloquée ne peut suffire sans l'apport d'une rallonge de 13 millions de centimes.
2.      Où prévoir un autre plan d’acheminement de la conduite AEP avec un autre point de piquage au lieu dit « Acharchor » (au centre du village d’Ihlalène). La conduite, quant à elle, sera acheminée vers Msaâdane via Timizart bwadda. Une solution adéquate et efficace aux yeux de l’administrateur de la commune. Parce que, d’une part, nous n’aurons pas besoin d’une rallonge budgétaire, et de l’autre part, Monsieur l’administrateur évitera le rattachement de notre réseau au village « d'Ighil Tizi », qui n'est autre que le sien.
 
C’est cette deuxième solution justement que Mr l’administrateur de la commune a voulu mettre en œuvre, et ce, avec l’appui du chef de Daïra d’Azazga. Une solution qui arrange à nos yeux tout le monde sauf les habitants du quartier et de notre village en général. Sans rentrer dans les détails de ce que cette solution aura pu apporter de positif aux uns et aux autres, mais, pour ce qui nous concerne, il était clair que si nous avions accepté une telle solution nous n’aurions droit qu’aux tuyaux rien d’autre comme c’est le cas de plusieurs quartiers au village d’Ihlalène durant l’été et même au delà de l'été, et ce, depuis leur rattachement au réseau AEP. D’ailleurs il est temps aux autorités responsables de trouver une solution à cette situation.
 
            C'est parce que nous voulons de l’eau que ce soit l’hiver où l’été, nous nous sommes alors opposés à tout piquage hors du village d’Ighil Tizi. Et pour que l’histoire ne se répète pas nous avons tenu à faire ce bref rappel historique. Après avoir exprimé à l’administrateur de la commune toute notre désapprobation quant à la solution qu’il a envisagé mettre en œuvre, il s’est montré complètement déçu de n’avoir pas pu convaincre. Mis à part cette déception, il n’a pas caché sa crainte de voir ce dit projet se délocaliser si justement nous avions persistés dans notre opposition. Et c’est pour éviter l’éventuelle délocalisation du projet que l’administrateur communal nous proposait une autre solution de rechange qui est la possibilité de reconvertir l’enveloppe budgétaire allouée initialement au projet AEP en d’autres projets.
 
C’est à partir de cette dernière proposition que nous lui avons adressé un écrit dont lequel nous avons émis le vœu de voir l’enveloppe budgétaire allouée à l’AEP se reconvertir en d’autres projets aussi vitaux pour notre quartier. Nous avons ainsi demandé en premier lieu des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales en plus du sablage de la piste de Msaâdane « Abrid el hed ». D’un point de vue strictement pragmatique, notre démarche nous paraissait tout à fait logique. Elle nous a permis au moins d’enterrer l’enveloppe budgétaire destinée au réseau AEP au quartier même auquel elle a été destinée (Msaâdane).
 
Si le quartier de Msaâdane se plaint aujourd’hui, et ce, depuis longtemps de l’inexistence du réseau AEP, cela ne veut pas dire qu’il suffit d’avoir ce réseau pour cesser de se plaindre ou de se sentir satisfait. Il ne faut en aucun cas perdre de vue les problèmes que connaît la distribution de l’eau en période estivale dans notre village « Ihlalène », et ce, depuis que le réseau a été inauguré. Des quartiers entiers ne voient l’eau couler de leurs robinets pendant au moins trois mois si ce n’est pas plus (tel les quartiers d’Ilekti et Tahriqt Taﻉwint…etc.). Et c’est dans l’objectif de pallier à ces problèmes de distribution et autres que nous avons réfléchis à une solution globale et finale.
 
En plus du réseau AEP à Msaâdane il y’a toute la distribution de l’eau au village d’Ihlalène qu’il faut revoir. Nous demandons Donc à travers cette lettre la construction d’un château d’eau à Ighil Tizi. Celui-ci alimentera conjointement le quartier de Msaâdane, qui manque de réseau AEP jusqu’à ce jour, ainsi que d’autres quartiers de notre village (Ihlalène), et ce, via la piste menant vers « Ilekti ». Une pareille solution satisfera certainement les citoyens d’Ihlalène sans qu’elle portera préjudice à ceux d’Ighil Tizi.
 
Dans l’attente de voir nos doléances aboutir à quelque chose de concret, veuillez croire en nos salutations les plus distinguées.
 
Ihlalène, Le 20 Août 2007.
 
  
 
Destinataires,
-Le wali de Tizi ouzou
-Le chef de Daïra d’Azazga
-Le Président D’APC d’Ifigha
-Presse écrite (liberté, dépêche de Kabylie, …)
-Archives du village.
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Fri, 26 Oct 2007 17:20:19 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-189883.html
AEP-Msaâdane-"may hess bi ldjemara ghir li kouatou" http://kaibi.dzblog.com/article-163017.html                                                                                       

Le 24/01/2007.

                                                                                    A

 Monsieur Abdelmalek  Sellal

 Ministre des ressources en Eau

 

Objet : Un autre château d’eau à « Ighil Tizi » qui  Alimentera conjointement Msaâdane ainsi que d’autres quartiers du village « Ihlalène ».

 Monsieur Le Ministre,

          Croyant à votre volonté de trouver des solutions efficaces et durables dans un secteur comme le votre, nous avons l’honneur de solliciter votre haute et bienveillance à répondre à nos doléances exprimées dans cette modeste lettre que nous avions voulu vous adresser par Internet durant l’émission « mountada » de la télévision algérienne du mois de janvier 2007.

 

Mais avant toute chose, nous tenons à vous inviter à un voyage géographique et historique au quartier de Msaâdane. Ce dernier fait partie du village d’Ihlalène sis au village d’Ait Issad dans la commune d’Ifigha, et ce, à 15kms d’Azazga. Il a été habité quelques années seulement après l’indépendance (1965).

 

Malgré la nette évolution du quartier sur le plan démographique, il y’a lieu d’insister sur le fait que le quartier s’est stagné-immobilisé pendant une quarantaine d’années (1965-2000). Une période où rien presque n’a été réalisé ni par les autorités de l’état ni par les comités de village qui se sont succédés à tour de rôle. Cacher une vérité pareille ressemble à celui qui tentera de « cacher le soleil par un tamis » (am win i t effer en ittij s ugherbal ». nous exprimons ça tout en espérant ne pas avoir à payer d’amende comme c’était de coutume dans nos sociétés archaïques à chaque fois qu’on ose ouvrir notre bouche.

 

 

Le quartier a connu une nette évolution grâce à quelques acquis, non des moindres, tels :-le réseau d’assainissement en 2001-le réseau électrique en 2003-les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales en 2004 et enfin le sablage de la piste menant aux habitations en 2006.

 

Revenant maintenant au réseau AEP au sein de notre quartier. Un  projet qui nous préoccupe en ce moment plus que tous les autres. Il faut que l’opinion publique sache qu’une enveloppe budgétaire a été débloquée en 2003 pour la réalisation du dit projet. Une assemblée générale a été même organisée au sein du quartier durant le mois de Mai 2003 dont l’ordre du jour était : la position à prendre vis-à-vis de la façon dont le projet va être réalisé. Après un débat libre avec les citoyens du quartier, ces derniers nous ont chargés de la rédaction d’une lettre ayant pour objet : opposition à tout piquage hors d’Ighil Tizi. Nous ouvrons ici une parenthèse pour dire à nos concitoyens d’Ighil Tizi que nous nous voulons qu’un château d’eau à partir duquel  l’eau nous sera acheminée. Nous ne voulons en aucune manière vous piquer ce qui vous revient de droit mais nous exigeons simplement le droit d’avoir des droits comme tout le monde. Une position que nous avons tenu à défendre devant le chef de Daïra d’Azazga lors d’une réunion de travail à laquelle il a convié les comités de villages de la commune d’Ifigha en mai 2003, et ce, en présence de l’administrateur de la commune d’Ifigha qui n’est autre que notre actuel président d’APC.

 

Un bref rappel historique concernant l’exégèse de ce projet rafraîchira nos mémoires qui ont tendance à oublier. La première étude technique a été réalisée durant le mandat de Mr Ouadi Belkacem ex-président d’APC. Cette étude a d’ailleurs fixée le point de piquage au lieu dit « l’arrêt d’Ighil Tizi » à côté de la CW 251 qui mène vers la Daïra de Bouzeguène. En 2003, au moment où l’enveloppe budgétaire a été débloquée pour la réalisation du dit projet, l’actuel président d’APC d’Ifigha -administrateur en 2003- nous a fait savoir que l’étude technique initiale est inadéquate parce que le point de piquage qui a été fixé ne répond pas aux normes techniques. C'est-à-dire que le piquage devra se faire sur un tuyau d’un diamètre plus élargi que celui qui existe au point indiqué précédemment.

 

Deux solutions ont été dés lors envisagés par l’administrateur de la commune  lui-même et qui sont les suivantes :

 

1-                          Prévoir une nouvelle conduite qui acheminera l’eau à partir du château d’eau (Ighil Tizi) du moment que le piquage ne peut pas se faire techniquement. Une telle solution ne peut être adoptée vue que l’enveloppe budgétaire débloquée ne peut suffire sans une rallonge de 13 millions de centimes.

 

2-                          Autre solution envisagée, toujours par l’administrateur de la commune, c’est de prévoir un autre plan d’acheminement de la conduite AEP avec un autre point de piquage au lieu dit « acharchor » (au centre du village d’Ihlalène). La conduite, quant à elle, sera acheminée vers Msaâdane via Timizart bwadda. Une solution adéquate et efficace aux yeux de l’administrateur de la commune. Parce que, d’une part, nous n’aurons pas besoin d’une rallonge budgétaire, et de l’autre part, Monsieur l’administrateur évitera le rattachement de notre réseau au (à son) village d’Ighil Tizi.

 

C’est cette deuxième solution justement que Mr l’administrateur de la commune a voulu mettre en œuvre, et ce, avec l’appui du chef de Daïra d’Azazga. Une solution qui arrange à nos yeux tout le monde sauf les habitants du quartier. Sans rentrer dans les détails de ce que cette solution aura pu apporter de positif aux uns et aux autres, mais pour ce qui nous concerne il était clair que si nous avions accepté une telle solution nous n’aurions droit qu’aux tuyaux rien d’autre comme c’est le cas de plusieurs quartiers au village d’Ihlalène durant l’été, et ce, depuis leurs rattachement au réseau AEP. D’ailleurs il est temps aux autorités responsables de trouver une solution à cette situation. Parce que nous voulons de l’eau que ce soit l’hiver où l’été, nous nous sommes alors  opposés à tout piquage hors du village d’Ighil Tizi. Et pour que l’histoire ne se répète pas nous avons tenu à faire ce bref rappel historique.

 

Après avoir exprimé à l’administrateur de la commune toute notre désapprobation quant à la solution qu’il a envisagé de mettre en œuvre, il s’est montré complètement déçu de n’avoir pas pu nous convaincre. Mis à part cette déception, il n’a pas caché sa crainte de voir ce dit projet se délocaliser si justement nous avions persistés dans notre opposition. Et c’est pour éviter l’éventuelle délocalisation du projet que l’administrateur communal nous proposait une autre solution de rechange qui est la possibilité de reconvertir l’enveloppe budgétaire allouée initialement au projet AEP en d’autres projets.

 

C’est à partir de cette dernière  proposition que nous lui avons adressé un écrit dont lequel nous avons émis le vœu de voir l’enveloppe budgétaire allouée à l’AEP se reconvertir en d’autres projets aussi vitaux pour notre quartier. Nous avons ainsi demandé en premier lieu des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales en plus du sablage de la piste de Msaâdane « abrid el hed ». D’un point de vue strictement pragmatique, notre  démarche nous paraissait tout à fait logique. Elle nous a permis au moins d’enterrer l’enveloppe budgétaire destinée à  l’AEP au quartier même auquel elle a été destinée (Msaâdane).

 

Si le quartier de Msaâdane se plaint aujourd’hui et depuis longtemps de l’inexistence du réseau AEP, cela ne veut pas dire qu’il suffit d’avoir ce réseau pour cesser de se plaindre. Il ne faut en aucun cas perdre de vue les problèmes que connaît la distribution de l’eau en période estivale dans notre village « Ihlalène », et ce, depuis que le réseau a été inauguré. Des quartiers entiers ne voient l’eau couler de leurs robinets pendant au moins trois mois si ce n’est pas plus (tel les quartiers d’Ilekti et tahriqt taâwint…etc.). Et c’est dans l’objectif de pallier à ces problèmes de distribution et autres que nous avons réfléchis à une solution globale.

 

En plus du réseau AEP à Msaâdane il y’a toute la distribution de l’eau au village d’Ihlalène qu’il faut revoir. Donc nous demandons à travers cette lettre la construction d’un château d’eau à Ighil Tizi. Celui-ci alimentera conjointement le quartier de Msaâdane, qui manque de réseau AEP jusqu’à ce jour, ainsi que d’autres quartiers de notre village (Ihlalène), et ce, via la piste menant vers « Ilekti ». Une pareille solution satisfera certainement les citoyens d’Ihlalène sans qu’elle portera préjudice à ceux d’Ighil Tizi.

 

Dans l’attente de voir notre contribution aboutir à quelque chose de concret, nous vous prions de croire à nos désirs d’avenir.

 Ihlalène, Le 24 janvier 2007.

 Des citoyens soucieux de l’avenir de leur village. 

 

Destinataires

-Le wali de Tizi ouzou  

-Le chef de Daïra d’Azazga  

-Le Président D’APC d’Ifigha  

-Presse écrite ( liberté, dépêche de Kabylie, …)  

-Archives du quartier.

 

 

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Mon, 09 Jul 2007 17:29:27 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-163017.html
boutef le machiavel...( le matin du 7-03-2004 http://kaibi.dzblog.com/article-88680.html Le début de la fin d'un règne1

Le Prince de Machiavel2, une oeuvre didactique écrite dans le but d'éclairer aussi bien le peuple que les princes sur l'art de la politique. Une lecture de celle-ci au début de la fin du règne de Bouteflika s'impose. Si au début de son règne nous, pauvres naïfs de ce peuple, avons décelé quelques signes machiavéliques chez Bouteflika à travers ses discours enflammés, interviews, jeu d'alliances avec les grandes forces politiques - qu'on disait représentatives de l'Algérie -, en plus d'actions politiques qu'on peut qualifier de médiatiques, rien d'autre. Le but recherché est de redorer le blason et soigner l'image de l'Algérie que nous disons tous malade. Alors que finalement il ne soignait que sa propre image de mégalomane, si j'ose dire. J'essayerais par ce bref commentaire d'énumérer quelques manquements de sa part aux enseignements dictés par Machiavel dans Le Prince, et qui se résument dans cette suite. Manquement aux règles de la prise du pouvoir et à la manière de gouverner comme ça été indiqué du chapitre II au chapitre XI. Si la prise du pouvoir doit impérativement se faire par deux manières qui sont l'hérédité et la conquête, Bouteflika, par contre, a employé un procédé tout lâche, celui qui consistait à accepter le pouvoir au moment où tous ses adversaires politiques se sont retirés de la course électorale en 1999. En plus de ça il a même osé insister que le pourcentage dont il a été accrédité soit revu à la hausse, ce qui est en lui-même une autre lâcheté.
A partir du chapitre VI, Machiavel s'attache à la progression vers la distinction de prince, il énumère quelques manières différentes pour accéder au pouvoir suprême et qui sont le mérite, la fortune, le crime, la faveur du peuple ou des grands. Si on revient à son accession au pouvoir, cela s'est réalisé sans le mérite ni la faveur du peuple. Un manquement flagrant déjà durant son premier mandat. Est-ce qu'il a pu durant toutes ces années de règne remédier à ce manquement ? Nous lui laissons le soin de se faire une analyse objective et puis de rentrer chez lui le cas échéant s'il trouve que cela vaut la peine.
Le prince une fois au pouvoir, sa tâche consiste à le maintenir et les conditions nécessaires proposées par Machiavel sont le jeu d'alliances, le rôle de l'armée et le comportement vis-à-vis du peuple. Manquement au sens de la notion machiavélienne du jeu des alliances. Si Machiavel parle d'alliances avec les grands pour renforcer l'Etat, Bouteflika, par contre, sa conception consiste à instaurer des alliances avec les uns et les dresser ensuite contre les autres, une manière bien spéciale à lui pour renforcer l'Etat et ses institutions.
Pour ce qui est du rôle de l'Armée, à défaut de la professionnaliser et de la soutenir dans sa tâche contre le grand fléau qu'est le terrorisme, il lui a concocté ce qu'il appelle la « concorde civile », une sorte de bombe à retardement.
Une façon à lui de semer la discorde par la concorde. Et à propos du comportement vis-à-vis du peuple, Machiavel conçoit une politique du prince qui a pour fonction d'éviter le mépris et la haine du peuple. « C'est de n'être ni méprisé, ni odieux, en rendant le peuple content de vous » ; chapitre XIX. « Un souverain doit bien traiter les grands et ne se rendre point odieux au peuple » ; chapitre XIX. Ces deux passages démontrent un autre manquement de Monsieur le Président vis-à-vis du comportement à adopter à l'encontre du peuple. Un flash-back est plus que nécessaire pour le peuple afin qu'il médite la nature de ce comportement. Le moins qu'on puisse dire, c'est que notre cher Président avait du mépris pour toutes les catégories de la société algérienne. Pour montrer à quel point il est méprisant, nous pouvons dire que le début de son mandat ainsi que sa fin sont caractérisés par le mépris des journalistes. Il est passé d'un mépris par le verbe (tayyabet el hammam) à un mépris par la pratique d'un harcèlement judiciaire et policier à la veille de la sortie du livre de M. Benchicou qui m'a beaucoup inspiré dans la rédaction de cet article, et dont je salue le courage au passage. Nous pouvons aussi parler du mépris d'un Président à l'encontre de son peuple à travers les événements de Kabylie où Monsieur Bouteflika n'a même pas estimé nécessaire d'intervenir au début de la crise. Il était pourtant préférable et même salutaire pour vous de mépriser ceux qui méprisaient vraiment le peuple et ses institutions, mais pardonner à ces gens, c'est là une dérive inqualifiable.
Machiavel disait dans le chapitre IX : « Le pire qu'un souverain puisse craindre de la part du peuple, c'est d'en être abandonné. » Le pire à craindre, Monsieur Bouteflika, je crois, est maintenant arrivé. Ce qui me laisse dire que la fin d'un mandat trop controversé, que le vôtre vous impose, serait par moralité de mettre fin à votre règne au lieu de chanter les gloires en période de précampagne électorale.


Kaïbi Mohand-Larbi, PES de philosophie

 
1-Article paru dans Le journal "Le MATIN" du 07-03-2004

 

2- "Auteur du Prince, Niccolò Machiavelli, florentin et démocrate, dut faire face à la coalition du Pape, des Espagnols et des Vénitiens ligués pour restaurer le pouvoir ducal des Médicis, contre la fragile République de Florence. En faire le suppôt des tyrans et un prévaricateur de la politique, ainsi que le voient ses critiques moraux, c’est feindre de ne pas comprendre un texte dense et réfléchi, résultat d’une expérience vécue et de lectures approfondies, dont le legs qu’il nous fit nous amène à repenser la politique d’une façon plus lucide et, en même temps, à choisir non seulement la liberté, mais les efforts nécessaires pour la garder." (Pierre Cohen-Bacrie, Machiavel, 1469-1527

 

 

 

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Fri, 13 Oct 2006 12:18:58 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-88680.html
ifigha-le maire http://kaibi.dzblog.com/article-86237.html
Mardi 05 juillet 2006.
 
                                                                                                   A Monsieur, 
« Le Maire d’Ifigha »
 
Objet :Mssaâdane, un pas en avant deux pas en arrière…
 
J’ai l’honneur de venir, par cette présente lettre, attirer votre attention sur la nécessité ainsi que l’urgence d’intervenir, en votre qualité de premier magistrat de la commune d’Ifigha, pour le suivi technique du projet de « sablage de la piste de Mssaâdane » .
 
Ce projet tant attendu, vous le savez bien mieux que quiconque, a pu comme même voir le jour. Nous tenons à vous remercier pour la disponibilité que vous aviez pu afficher au temps où vous étiez administrateur de la commune. Nous attendons, de votre part , que vous affichiez la même disponibilité pour que l’argent de l ‘état « du contribuable » ne soit pas gaspillé à tords et à travers.
 
Après avoir vu la réalisation selon les normes techniques des projets comme
l’assainissement(2002), l’électrification (2003) et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales (2004), les citoyens du quartier ont crus , grâce à ce nouveau  projet enterrer un souci de plus avant de voir la réalisation d’autres projets vitaux  qui restent en suspens jusqu’à présent tels que :le bitumage, l’AEP et l’éclairage public. Mais l’entreprise , chargée du projet en cours de réalisation, a détérioré quelques regards d’assainissements et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales. « Un vrai travail arabe comme on dit ».
           
Des citoyens déçus par cette façon de faire, qu’on croit révolue, vous ont alertés. Et c’est ce qu’il y’a de plus normal dans une société qui commence à peine à croire aux institutions de l’état. Ces citoyens croyaient à une intervention de votre part pour le bon suivi du projet. Votre réponse, par contre, n’a pas été au niveau d’une réponse que doit donner un élu du peuple pour ses administrés. Dire aux citoyens conscients et soucieux de l’avenir de leur quartier « ce n’est pas votre route ». Cela représente une vraie dérive sur le plan du verbe Mr Le Maire. Un maire soucieux de l’évolution de sa commune aurait pris note des doléances qu’on lui fait. Il aurait même félicité cette frange de citoyens qui ne peut pas se taire devant des injustices. Il aurait été préférable de se déplacer sur place, avec un service technique pour s’assurer de la véracité de ces doléances.
 
Une alerte fut donnée aussi au comité de village d’Ihlallen. Sa réponse n’est qu’une façon de dire « ce n’est pas notre projet, et du coût, cela ne nous concerne guère ». mais j’ouvre une parenthèse pour m’adresser aussi à ce dit comité. Un projet mal réalisé par l’APC, Messieurs les responsables du comité, c’est le budget de tout un village qui subira à l’avenir les retombées financières au cas où il y’aurait nécessité d’une réfection quelconque. Je saisi cette occasion pour vous dire haut et fort que le projet est le vôtre. Cautionner des défaillances dans la réalisation d’un projet de ce genre est, pour un comité de village, une sorte de laisser aller. On ose même l’appeler une fuite en avant. La solidarité que le village a connu cette année ne doit pas s’arrêter là.il est de votre responsabilité d’agir et non pas de réagir.
 
Nous attendons à travers cet écrit, Mr Le Maire, que nos doléances seront prises en compte. Ainsi « le sablage de cette piste » soit finalisé dans le respect du cahier des charges. Sans toutefois porter préjudice aux précédentes réalisations.
 
Des citoyens soucieux de l’avenir de leur village
 
Destinataires :
--Le président d’APC d’Ifigha
-la dépêche de Kabylie
-Le comité de village d’Ihlallen
-Le Chef de Daïra
-le Wali de Tizi Ouzou
 
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Thu, 05 Oct 2006 16:18:51 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-86237.html
Si Mohand-ou-Mhand http://kaibi.dzblog.com/article-217724.html Rapport sur les problèmes de traductologie dans l’œuvre
 « Les ISEFRA-Poèmes de Si Mohand-ou-Mhand » de
 Mouloud Mammeri.
 
INTRODUCTION :
Avant le disserter sur les problèmes de traduction dans l’œuvre « les ISEFRA de Si Mohand -ou- Mhand » de Mouloud Mammeri un aperçu sur la vie de ce grand homme de lettres est nécessaire. Mouloud Mammeri est né le 28/12/1917 à Tawrirth Mimoun en grande Kabylie. Un passage au lycée Louis-Le-Grand avant d’être mobilisé en 1939 et libéré en octobre 1940. Remobilisé en 1942 après le débarquement américain, il participe au compagnes d’Italie de France et d’Allemagne. à la fin de la guèrre, il prépare un concours de professorat de lettre à paris. De 1957 à 1962, Mouloud Mammeri reste au Maroc et rejoint l’Algérie après l’indépendance. il enseigne le berbère à l’université d’Alger dans le cadre de la section d’ethnologie, la chaire de berbère ayant été supprimé en 1962. De 1969 à 1980, Mouloud Mammeri dirige le centre de recherche anthropologique, préhistorique, et ethnographiques d’Alger (CRAP ). Mammeri a été élu à la tête de la première union nationale des écrivains algériens, son passage  était éphémère à cause de la discordance de vue sur le rôle de l’écrivain dans la société. En 1882, il fonde à paris le centre d ‘études et de recherches amazigh « CERAM » et la revue Awal « La parole ». L’œuvre de Mammeri est double, anthropologue, il s’intéressât à la littérature orale berbère d’Algérie .il éditât les isefra, poèmes de Si Mohand– ou – Mhand en 1969 - objet de notre travail – et, poèmes kabyles anciens (1980). Et l’Ahellil des Gouraras (1986). Ecrivain, il publia 4 romans : la colline oubliée (1952), le sommeil de juste (1955), l’opium et le bâton (1965) et la traversée (1982). A cela il faut ajouter deux pièces de théâtres, le foehn (1982) et le banquet (1974), deux recueils de contes Machahu (1980) et Tellem chaho ! contes kabyles (1980). Il a porté aussi un regard critique sur la civilisation occidentale dont « la mort absurde des aztèques ». On lui doit aussi une grammaire kabyle et des travaux sur la tradition orale.
Depuis la publication de l’opium et le bâton en 1965, Mammeri semble décidé à varier les formes de sa production littéraire et à se consacrer surtout à la valorisation de la culture orale. sa contribution dans ce domaine est considérable. En 1969, il publia un recueil de poèmes de poète kabyle du XIX siècle Si Mohand-ou-Mhand, comprenant une introduction à l’œuvre du poète, une préface ou Tazzwart écrite par Mammeri en berbère, et 286 poèmes que le romancier a transcrit en berbère et traduite en français.
Pourquoi l’écrivain entreprend- il ce projet ?
Avant de tenter une quelconque réponse à cette problématique, il faut savoir que son confrère Mouloud Feraoun avait déjà publié un recueil d’une  cinquantaine de poèmes de Si Mohand-ou-Mhand en 1960, deux ans à peine avant sa mort tragique. Pour Mammeri, comme pour Feraoun, Si Mohand-ou-Mhand, poète maudit et errant, victime des répressions françaises en Kabylie au XIX siècle, représente à la fois le drame et le génie de leur peuple. Mammeri reconnaît chez le poète le désespoir de l’âme errante. Il est surtout attiré par la collusion entre une histoire collective - la répression des kabyles devant la conquête française – et un destin particulier – celui d’un homme destiné à être poète.
Si Mammeri entreprend ce projet, il est évident qu’il est témoin d’une tradition menacée, voulut sauvegarder cette partie de son patrimoine culturel qui risquait de disparaître. il partage des écrivains africains, du sénégalais Birago Diop et l’ivoirien Bernard Dadié, par exemple, qui transcrivent et adaptent les comptes africains pour un public de lecteur afin de préserver une culture orale à l’époque où le monde cède de plus en plus à la technologie moderne et à la littérature écrite.
Il est tout de même remarquable que l’œuvre de Si Mohand-ou-Mhand commençait après 1871 (la date du premier poème n’est jamais précisé), ait été transmise par la parole. En Kabylie, un folklore riche et varié existe, mais contrairement à la tradition de l’Afrique occidentale, il n’y a pas eu lieu de griots, cette classe spécialisée dont la tâche est d’être conteur, poète, historien, c’est à dire la mémoire collective du peuple. Ceux qui gardèrent dans leurs mémoires les ISSEFRA de Si Mohand-ou-Mhand sont les gens du pays les moins touchés par la civilisation occidentale. Mammeri quant à lui consultât quelques vieillards de la région de Tizi Rached dans les années 1960.
La structure de l’Asefrou, poème à forme fixe employé par Mohand rappelle en quelque sorte celle de sonnet et de la balade européens. L’Asefrou (qui en berbère signifie résolution, éclaircissement ) est un neuvain composé de trois strophes (Tassedart), de trois vers (Tafirt) chacune. Deux vers de 7 syllabes encadrent un vers de 5 syllabes. C’est un poème à deux rimes. Les deux premiers vers de la première strophe riment avec ceux des deuxième et de troisième strophe et les vers de 5 syllabes riment également. Cela donne le schéma suivant :
a   a    b                                              a    a   b                                                    a   a   b
7   5   7     
                                         7   5   7                                                     7 5   7
Chaque tercet du neuvain joue un rôle particulier dans l’ensemble. Le premier propose le thème général , le deuxième ajoute un élément ou une circonstance secondaire et donne parfois le témoignage personnel du poète, le troisième amplifie l’argument et fournit la conclusion – il en donne la clé lorsque le poème est obscure. Ainsi, l’Asefrou forme un tout dans un cadre très limité, car il faut tout exprimer en cinquante sept syllabes.
 
Dans la poésie symbolique et allusive de si Mohand, Mammeri trouve l’expression de l’art berbère. il est attiré par un poète en révolte, celui qui refusait la nouvelle société née du colonialisme. Mohand, le vagabond, n’a jamais eu la carte d’identité livrée au autochtones par l’administration française. Il refuse d’être classé. Pour lui, qui fut le témoin de la mort de son père, de la ruine économique de sa famille et de la destruction de son village, le colonialisme signifia traumatisme, pauvreté, errance. Ce traumatisme se traduit dans ce poème par le thème du jardin ravagé. En voici un exemple dans la transcription de Mammeri :
 
J’avais planté jardin sans pareil
aux plants droits
pourvu que dieux en mène les fruits à terme
 
Je l’ai ceint de bonne muraille
avec porte close
et gardien sans cesse éveillé
 
              Or s’en est rompu le barrage
              et mon jardin éboulé
             A disparu sans laisser de trace. (N°142, page 285)
 
              M. Feraountraduit le même poème de cette façon :
 
            J’avais un jardin incomparable
            aux pousses drues et vigoureuses
           que dieux protége ces richesses !
 
Un mur le fermait et l’abritait,
une porte en condamnait l’entrée
dont le gardien ne dormait pas.
 
Maintenant qu’un torrent y fut dirigé
l’éboulement à tout emporté
Il n’en reste aucune trace. ( N°9 Page 67)
 
         Les deux traductions gardent la forme de neuvain (Les trois tercets), mais ni l’une ni l’autre ne réussi à limiter le poème à cinquante sept syllabes, comme fait le poète en berbère, ou à reproduire le schéma de l’alternance des vers de sept et de cinq syllabes. Mammeri donne une traduction plus conforme avec alternance de vers longs et courts.
         Il accentue aussi le coté actif qui est dynamique du poète qui laboure : « j’avais planté … je les ceint. » en plus, Mammeri insiste sur l’aspect personnel : j’avais … je l’ai … mon jardin. Feraoun, par contre, n’emploi la première personne qu’une seule fois et il se passe du possessif. Il faudra noter aussi que Mammeri choisit le vocabulaire le plus simple. Il écrit par exemple « Avec porte close » tandis que Feraoun choisit « Une porte en condamnait l’entrée ». Malgré ces divergences d’interprétations, les deux écrivains réussissent à évoquer le sentiment de perte devant le jardin ravagé.
         Le thème du jardin ravagé se prête à plusieurs interprétations. D’une part, c’est la situation historique du colonisé privé de ces terres. D’autres part, c’est le destin individuel de l’homme pour qui la vie n’offre plus d’espoir. 
Si les deux interprétations du thème du jardin ravagé se complètent pour les uns, elles traduisent pour ce qui nous concerne les difficultés dans la traduction de tout genre littéraire, et la poésie en particulier.
 
Mammeri lui même disait dans son œuvre (Page 103) « il y’a de bonnes traductions, il n’y on à pas de fidèles. Souvent les plus littérales sont celles qui trahissent le plus l’original. …chacun sait que la poésie est intraduisible » il faut savoir tout de même que le degré d’infidélité peut cependant varier d’un auteur à un autre considérablement. Mammeri lui même a tenté, dans sa traduction des ISEFRA de Si Mohand, de concilier dans son œuvre deux avantages : la fidélité à la lettre et la clarté de l’exposition, et ce, ou risque d’attraper deux inconvénients de l’obscurité et de la trahison. Sachant qu’il a rencontré dans cette tâche plusieurs contraintes : langues d’esprit différent, genre poétique de tous le plus liée à la matière même du langage, inéxistence d’un critère ou d’une règle quelconque au départ. Toutes ces contraintes, ont poussées Mammeri à adopter une solution dictée plus par le sentiment qu’il avait du texte berbère que par un choix délibéré. D’ailleurs il ne nous cache pas la subjectivité que peut avoir sa méthode ou son procédé. Il a toujours préféré une fidélité sans grâce à une éloquence infidèle. Il nous reste à nous demander, comme le suggère ANNE ROCHE (« tradition et subversion chez Mouloud Mammeri », revue de l’occident musulman, N°22, 1976, Page 100), si la traduction des Isefra entreprise par Mammeri est vraiment un recours à la tradition ou si elle ne serait pas plutôt une quête d’identité de la part de l’écrivain contemporain ?
Ces quelques contraintes énumérées ci dessus ne peuvent, elles seules, résumer tous les problèmes de traductologie qui sont posés dans l’œuvre «Les ISEFRA de Si Mohand –ou-Mhand ».
 
 
Les problèmes de traductologie posés dans l’œuvre
« Les ISEFRA de Si Mohand –ou- Mhand »
de Mouloud Mammeri.
        
         En plus des problèmes cités par Mouloud Mammeri lui même à la page 103 (avertissement) nous tenterons de résumer l’ensemble des problèmes de traduction que Mammeri a pu rencontrer.
 
1/- Problèmes liés aux sources :
L’établissement d’un recueil des poèmes de Si Mohand, comme le dit Mouloud Mammeri (les ISEFRA poèmes de Si Mohand, Ed François Maspero, 1982, page 90. ), bute sur deux obstacles inhérents à tout essai de fixation de la tradition orale : la difficulté d’attribution et l’abondance des variantes. Il faut savoir que le poète Si Mohand est incapable, dans beaucoup de cas, de répéter exactement ce qu’il a énoncé. Il a même aggravé son cas par son serment de ne jamais répéter son poème. D’autres part, la mémoire des auditeurs est inégalement infidèle.
 
Il ne faut pas perdre de vue les défaillances qui peuvent survenir au niveau de la mémoire. Un récitant peut combler, par contrainte les lacunes de ses souvenirs par les inventions personnelles. Le même poème peut présenter des variantes de détails comme il peut prendre des formes différentes malgré que le poème est du même auteur.  
 
 
2/- Problèmes liés à la transcription (passage de l’orale à l’écrit) :
 
La poésie de Si Mohand-ou-Mhand est restée longtemps (Prés d’un demi siècle) dans le domaine de l’oral. M. Mammeri a entamé la récolte des poèmes à partir des années 1960. Il a fallu, en plus de la récolte, transcrire tous ces poèmes. Mais le cheminement du domaine de l’oralité à l’écriture n’est pas aisé parce qu’il n’y a pas d’accord final entre les linguistes sur une seule méthode (Règle) de transcription de la langue berbère. Et ce qu’il y a lieu de noter c’est les différences de transcriptions entre M.Mammeri et son confrère M.Feraoun dans son œuvre « Les poèmes de Si Mohand ».
 
3/- Problèmes liés au passage de la langue berbère à la langue française :
 
Il y a lieu de noter qu’il n’est pas toujours facile de transposer dans une langue française façonnée par plusieurs siècles de raison latine, de dialectique grec et de civilisation chrétienne, des poèmes composés en une langue de tradition uniquement orale. nous ajoutons à cela que la poésie de Si Mohand-ou-Mhand peut se prêter à plusieurs interprétations compte tenue de son discours allusif. Ce qui rend la tache encore plus difficile.   
 
 
 
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Tue, 11 Jul 2006 15:41:56 GMT http://kaibi.dzblog.com/article-217724.html
Bouteflika-Mr le président:nous avons soif,soif et soif http://kaibi.dzblog.com/article-16114.html

Mardi 29 octobre 2005.

 

Comité pour l’Action et

la Solidarité Sociale

C.A.S.S- Msâadane

                                                              A 

Monsieur,Le Président de la République

« Abdelaziz Bouteflika »

 Objet :Msâadane, un quartier enfin comme les autres, mais…

 

 

                J’ai l’honneur d’attirer votre humble attention , Mr le président , sur la nécessité et aussi l’urgence de réaliser un réseau AEP au quartier de Msâadane sis au village d’Ait Issâad ( Cne d’ifigha). Un village qu’on a tendance à nommer « petit paris » de par ses particularités sociales et culturelles. Mais , pour ce qui nous concerne, il reste un quartier Algérien avec ses acquis et ses manques. Parmi les acquis qui ont pu être réalisés jusqu’à présent , nous citerons :

 ·   L’extension du réseau électrique réalisé  en juin 2003 , et ce , grâce aux efforts des autorités.

 ·   Le réseau d’’assainissement réalisé en 2001, et ce grâce aux efforts du comité de village de l’époque sans oublier les efforts consentis par nos concitoyens.

 ·   Des caniveaux pour l’évacuation des eaux pluviales sont au cours de réalisation jusqu’à présent.

 

 

  

 

 

               Malgré tous ces acquis,, qui ne sont pas des moindres, nous tenons, tout de même , à souligner  que ces acquis ont pu voir le jour 40 ans après l ‘indépendance de l’Algérie. Ce qui veut dire que les autorités sont tenus de fournir encore plus d’efforts pour satisfaire aux besoins aussi vitaux des citoyens.

               Toutefois des projets de grande importance restent encore à réaliser , tout en sachant que  des démarches n’ont pas cessés d’être menées par le comité pour l’action et la solidarité sociale depuis longtemps. Et parmi ces projets nous citerons :

 

·               Le réseau AEP à réaliser en toute urgence. Cela épargnera à nos femmes une double souffrance. Elles doivent d’une part attendre  toute la journée sous un  soleil de plomb pour avoir la quantité d’eau nécessaire, et de l’autre part, elles doivent la déplacer dans la plupart des cas sur leurs têtes. Les plus privilégiées parmi elles utilisent l’âne.( voir les documents joints  n° :1,2,3)

 

·        La nécessité d’un éclairage public ( voir document joint n°4)

 

·        Le bitumage de la piste qui mène aux habitations  sera d’un grand apport pour les habitants. Cela leur  permettra :

 

-d’éviter de marcher sur un kilomètre pour joindre leurs  domiciles.

 

-de garer leurs véhicules chez eux évitant ainsi le risque de vol.

 

-d’évacuer surtout des malades et des  blessés à l’hôpital , et ce, en raison du nombre très important d’accidents agricoles et domestiques.

               Nous ouvrons ici une parenthèse pour souligner  justement le cas d’un père de famille, maçon de métier, tombé du haut d’un balcon. Il a été évacué d’urgence à l’hôpital mais il n’a malheureusement pas pu résister au choc. Cela dit, si la piste était praticable en voiture , ce jour là, nous aurions pu sauver une vie humaine. C’est dans l’objectif de parer à ces carences et d’éviter ce genre d’accidents que nous demandons sans cesse le bitumage de la piste.( voir le document joint n°5)

 

·               Réalisation d’un réseau de téléphonie fixe, un moyen de plus pour désenclaver ce quartier.

 

Sachez ,Mr le président , que les manques que nous venons de vous énumérer sont classés ,par nos soins bien sûr , en ordre de priorité. Et j’en saisi l’occasion pour revenir à l’objet principal de ma présente lettre. Il s’agit bien, Mr le président, de réaliser un réseau AEP. L’historique ,de nos démarches concernant la réalisation d’un tel projet ,est bien particulier à plus d’un titre. Ces démarches ont été entamées en 1998, c’est à dire aux temps des DEC ( Directeurs exécutifs communaux) . En 2000, après les élections municipales, nous avons tenu à réitérer notre demande à Mr Ouadi , président du conseil communal d’Ifigha à cette époque.(voir Document joint n°2)

 

En 2003, l’enveloppe budgétaire portant réalisation de ce réseau était fin prête. Nous nous sommes dis que cette fois-ci nous aurions notre robinet. Notre bonheur n’était que de courte durée malheureusement après que nous avons eu l’information concernant le plan technique du réseau, et en particulier, le point de piquage. Un débat public a été même entamé. Ce débat a été clôturé par une assemblée générale dans laquelle nos concitoyens avaient exprimé, et à l’unanimité , leurs désapprobation. A partir de là, ils nous avaient chargés de l’exprimer par écrit aux autorités. Une lettre , portant « Opposition à tout piquage hors d’ighil tizi pour ce qui est de l’extension du réseau AEP au quartier de Msâadane » , avait été rédigée et envoyée.(voir document joint n°3).

 

Lors d’une rencontre que le chef de Daïra avait organisé avec les comités de village de la commune d’Ifigha, rentrant dans le cadre de ses tentatives  pour renouer le contact avec les citoyens, nous avons  tenu à y assister. Et en présence de la presque totalité des comités de village de la région, nous lui avons exprimé l’objet de notre opposition. Le chef de Daïra avait écouté nos doléances comme à l’accoutumé, mais pour lui, il faut saisir une telle opportunité parce que si nous persisterons dans cette opposition, le projet risque d’être délocalisé. Par contre pour ce qui nous concerne, une solution alternative était possible en ce temps là. Et cette solution consistait à réétudier le plan technique, et pourquoi pas avec les concernés eux mêmes. Le seul inconvénient était par contre la nécessité d ‘une rallonge budgétaire vue que l’enveloppe octroyée ne va pas suffire au plan que nous lui avons suggéré.

Deux ans après que nous avons exprimé notre opposition à ce dit projet, aucune réponse des autorités ne  nous ai parvenue à ce jour, malgré que le chef de Daïra d’Azazga a tenu des promesses durant la rencontre citée ci-dessus qui vont dans le sens que ce dit projet verra le jour un jour…mais jusqu’à quand  allons nous attendre pour avoir un robinet ?

 

Nous espérons avoir été clairs dans nos propos,  Mr le ,président, et que les pièces jointes apporterons à leurs tour le plus d’éclaircissement dont vous aurez besoin pour la compréhension de nos problématiques.